Les orchidées de JB

14 janvier 2013

Cymbidium : fiche de culture

Je viens de craquer pour ce petit cymbidium hybride de jardinerie.

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C'est l'occasion pour moi de poster sa fiche de culture...

Cette magnifique plante aux grosses fleurs cireuses compte parmi les orchdées les plus robustes et résiste assez bien aux erreurs de culture. Elle supporte mieux les sur-arrosages ou sous-arrosages que d'autres, et est assez indifférente à la qualité de l'eau. Tout orchidophile amateur, même s'il ne maîtrise pas parfaitement toutes les subtilités de l'arrosage des orchidées, pourra maintenir un Cymbidium hybride.

C'est une orchidée sympodiale, qui produit de gros pseudobulbes portant plusieurs (5 - 11) feuilles rubanées assez coriaces. A la fin de l'automne, elle produit de grandes hampes chargées de grosses fleurs inodores (pour la plupart des hybrides) à longue tenue. La croissance est rapide, et la plante forme vite une touffe opulente.

Là où ça se corse, c'est pour la faire refleurir. Le cymbidium est une plante de serre froide. Cela implique qu'il a besoin d'avoir froid pour refleurir. Plus exactement, il a besoin d'un grand différentiel de températures entre le jour et la nuit pour refleurir. On peut facilement reproduir ces écarts en plaçant la plante dehors, de la seconde quinzaine de mai (après les saints de glace) jusqu'aux premières gelées nocturnes d'octobre. Elle appréciera un emplacement très lumineux (certains disent même le plein soleil) à l'extérieur à la belle saison. Rentrez là dans un endroit très lumineux et frais (si possibe) en hiver. Le soleil la se chargera de faire monter les températures le jour et les nuits fraiches de la fin de l'été déclencheront la floraison. Une verranda non chauffée (mais hors gel, tout de même) lui conviendra parfaitement à longueur d'année, en compagnie d'autres plantes de serre froide, comme les dendrobium nobile.

Vous l'aurez compris, le Cymbidium est une plante robuste, très facile de culture si on peut la mettre dehors. Sa culture en intérieur est loin d'être aussi aisée, car dans nos maisons, les nuits ne sont pas assez fraiches.

Les arrosages seront soutenus en été (enfin, à la demande de la plante, comme pour toutes les orchidées), et plus espacés l'hiver, sans toutefois être suspendus. On stoppera par contre l'apport d'engrais en hiver.

La plante grossit rapidement, et la division de touffes volumineuses permet de multiplier la plante assez aisément. Si vous avez plus de patience, et si, comme moi, vous vous émerveillez devant une plante qui naît de quasi-rien, tentez également la multiplication par les arrières bulbes défeuillés. Placez un bulbe défeuillé, sans racines, mais charnu dans la sphaigne humide, et patientez... vous le verrez bientôt produire un rejet, qui va s'enraciner, garndir et fleurir à son tour (après quelques année,s tout de même !).

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Paphiopedilum 'Robin hood'

Première floraison depuis 2011. Je ne suis pas mécontent.

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Sa fiche de culture est donnée ici. La seule différence avec la culture de l'époque est qu'il a passé l'été dehors.

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30 décembre 2012

Encore quelques jours de patience...

j-quelques jours pour ce bouton de Paphiopedilum 'Robin Hood'

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11 décembre 2012

Oncidium pluie d'or : pleine floraison

un rayon de soleil en ce début d'hiver grisouille

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20 novembre 2012

Promesse sur Paphiopedilum "Robin hood"

Je suis particulièrement fier de celui-là, car depuis 3 ans que je l'ai, il a toujours refusé de fleurir. Mais je pense que la plante était très jeune lorsque je l'ai achetée, malgré qu'elle fût en fleur...

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Il est cultivé en extérieur dès que les températures nocturnes dépassent 10°C, à la maison le reste de l'année, à mi-ombre, mais toujours avec un peu de soleil direct, au moins une heure par jour (enfin, quand le brouillard veut bien se lever...).

Il est en hydro. Ce genre aimant un minimum de calcaire, je rajoute toujours un peu d'eau du robinet dans l'eau de pluie qui constitue ma solution d'engrais. Pour la dose d'engrais, il est au même régime que les autres (voir dans la rubrique méthode et astuces).

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19 novembre 2012

Ouverture des premiers rayons de soleil

Voici les premières fleurs de mon Oncidium hybride qui ensoleillent cette journée grisouille :

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voir ses conditions de cultures

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14 novembre 2012

Catasetum saccatum : fiche de culture

Bonjour à tous. J'attends cette semaine l'arrivée d'un nouveau venu : Catasetum saccatum.

Cette plante épiphyte originaire de l'Amérique du sud tropicale forme des pseudobulbes en fuseau trapus, portant de grandes et larges feuilles peu coriaces qui lui donnent l'aspect d'un mini-palmier. Les feuilles tombent en hiver, et ne subsistent que les pseudobulbes jusqu'au printemps.

La plante forme en été des hampes fournies de fleurs étonnantes sous plusieurs aspects. D'abord, le genre Catasetum a la particularité de produire des fleurs unisexuées (soit mâles, soit femelles), et non bisexuées.   Pourant, la plante est hermaphrodite : elle produit les deux types de fleurs. Les fleurs de chaque sexe sont tellement différentes que les scientifiques ont d'bord cru à deux espèces distinctes.


fleur mâle (à gauche) et femelle (à droite) de C. saccatum (photos internet)


Cette particularité rare chez les orchidées est une stratégie adaptative de la plante pour éviter l'autopollinisation (et donc l'appauvrissement génétique des individus).

D'autre part, les Catasetums sont également appelées "orchidées-arbalète". Les fleurs mâles sont en effet dotées d'un dispositif très sensible qui fait qu'au moindre contact, la fleur balance ses pollinies collantes (organe reproducteur mâle) sur son visiteur avec une telle force que les pauvres pollinisateurs se retrouvent parfois K.O. pendant quelques secondes. Les fleurs seraient capables de "tirer" à plus de 2 mètre !

Voyons maintenant ce qu'il en est de sa culture. On la trouve près de la ville de Cuzco (Pérou), qui présente le climat suivant :

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ATTENTION : Cuzco est dans l'hémisphère sud. L'hiver et l'été sont inversés dans les deux hémisphères.

Cette plante a visiblement besoin de températures chaudes toute l'année. Elle supporte cependant dans la nature de très grands écarts de températures entre le jour et la nuit. Il arrive même qu'elles supportent des températures légèrement négatives pendant le repos hivernal. Cependant, cette espèce n'aurait pas besoin de tels écarts de température pour vivre, et certains s'en tirent très bien avec des conditions de serre chaude toute l'année.

Concernant l'arrosage, deux saisons sont visibles : l'une humide (été), pendant laquelle la plante produit des fleurs et des feuilles. On arrosera donc régulièrement, en fertilisant tout aussi régulièrement.

Puis à l'automne, les feuilles jaunissent et tombent. Les pluies cessent quasi-totalement. Il convient donc de respecter ce repos en culture. Lorsque les pseudobulbes se gonflent, on cesse de fertiliser. puis lorsque la plante perd ses feuilles, on cesse totalement les arrosages. On ne les reprend qu'à la floraison ou la reprise de croissance.

Cette espèce demande autant de lumière qu'un Cattleya pour fleurir. Elle appréciera un court séjour au jardin de juin à septembre.

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12 novembre 2012

Exposition de l'AAOE

L'Association auboise d'orchidophilie exotique organise son exposition annuelle dans l'agglomération troyenne cette année. Autant dire à deux pas de chez moi ! Venez nombreux !

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11 novembre 2012

Dendrobium victoria reginae : fiche de culture

Dendrobium victoria reginae est une orchidée épiphyte botanique originaire des Philippines. Sont biotope naturel s'étend entre  1250 et 2500 mètres d'altitude.

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Les pseudobulbes de ce petit Dendrobium ne dépassent pas 40 cm de long, et ont tendance à adopter un port tombant. Ils sont caduques, et portent plusieurs fois par an de très belles fleurs bleu indigo de 3-4 cm, inodores, regroupées en bouquets de 2 à 7 fleurs pouvant apparaitre n'importe où sur les pseudobulbes matures.

Le fait que ce soit un botanique permet d'étudier ses besoins en eau et température, d'après le climat de sa région d'origine (données climatiques de Baguio, Philippines, 1600 m d'altitude) :

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Ce diagramme permet de voir que ce petit bijou se cultive à température constante toute l'année, entre 15 et 25°C environ. Le régime des précipitations montre que la plante doit être arrosée abondemment l'été, mais doit passer par une période plus sèche en hiver. Cependant, les hivers restent chauds, et il n'est pas nécessaire de lui apporter plus de fraîcheur.

Il se cultive très bien en pot. On peut tuteurer ses "cannes", mais une suspension sera également du plus bel effet lorsque les pseudobulbes retombants seront en fleur.

Un petit "fun factpour ce botanique : les fleurs sont fortement réactives à la lumière. Elles seront violet-rose si la lumière qu'elles reçoivent est tamisée, mais deviendront d'un bleu profond en quelques heures si la lumière devient plus vive.

voir tous les messages relatif à cette espèce

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10 novembre 2012

Fiche de culture : Phalaenopsis

Qui n'a jamais craqué pour une de ces plantes de jardineries, aux nombreuses fleurs mulicolores en forme de gros papillons, qui durent des mois.

Malheureusement, ces belles sont souvent achetées fleuries en tant que denrées périssables, et finissent à la poubelle après quelques mois, faute de soins appropriés, ou parce qu'elle n'a pas daigné refleurir. Pourtant, en respectant quelques consignes simples, elles sont très faciles à faire refleurir. Ce sont même les plantes idéales pour qui veut commencer à s'intéresser à la culutre des orchidées.

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Phalenopsis hybride, floraison 2011


Quelques conseils, donc, pour bien faire refleurir votre Phalaenopsis.

L'emplacement doit être très lumineux, mais jamais avec du soleil direct. Placez-le à moins d'un mètre d'une fenêtre légèrement voilée, exposée n'importe où sauf au nord. Evitez la proximité immédiate d'un radiateur en hiver, et les courants d'air lorsque les boutons se forment.

Arrosez-le à la demande, et non à intervalle fixe (une fois par semaine par exemple), et ce toute l'année sans différence. La plante doit bien sécher entre les arrosages. (Comment sais-je si mon orchidée a soif ?). Utilisez une eau non calcaire (eau minérale ou eau de pluie). Vous pouvez ajouter à votre eau d'arrosage un peu d'engrais universel liquide, à hauteur d'1/4 de la dose prescrite sur le flacon. Si vous voulez plus d'infos sur les engrais, rendez-vous ici. Proscrivez les engrais à libération lente (granulés ou batonnets).

Voilà, c'est tout. Le Phalaenopsis, s'il bénéficie d'un emplacement adéquat, demande très peu de soins. C'est une plante d'appartement parfaite, qui contrairement à de nombreuses orchidées, demande une température constante (20 à 25°C), n'a pas besoin de repos végétatif ou d'une hygrométrie très élevée. Bref, une fois que vous l'avez bien placé, et que vous gérez les arrosages, ne vous prenez pas la tête.

Rempotez-là tous les deux ans dans un mélange spécial pour orchidées sans tourbe (si votre mélange en contient, triez : gardez les écorces, les billes d'argile, bref tout ce qui fait de gros morceaux non friables, et gardez le reste pour d'autres plantes). Des conseils de rempotages sont donnés sur ce site.

Idées reçues à oublier tout de suite :

- ne pas mettre au jardin. Le soleil brûlerait les feuilles.

- ne pas mettre dans un endroit sombre, ni au frais pour déclencher une floraison. La floraison qui se déclenche alors (parfois) est une "floraison de sauvegarde du patrimoine", c'est à dire une tentative désepérée pour propager ses graines avant de mourir. Une plante bien soignée fleurira d'elle même, sans manipulation particulière

Où couper la hampe défleurie ?


- au dessus du noeud qui est juste en dessous de la fleur tombée  la plus basse sur la hampe. De nouvelles fleurs peuvent alors naître des noeuds restants.

- à 1 cm du "tronc" si la hampe sèche, sauf s'il n'y a plus de noeud viable. La floraison suivante se fera à partir d'une nouvelle hampe.

Une fois que vous en aurez fait refleurir une, vous ne pourrez plus vous en passer !

Et si vous voulez un peu élever la difficulté, passez au Phals botaniques ;)

voir tous les messages relatifs aux hybrides complexe de Phalaenopsis

 

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